Vol d'un taxi : ce qui est indemnisé, et ce qui ne l'est pas

Équipements taxi volés, pare-brise, franchise en pourcentage : ce qu'un contrat taxi marseillais indemnise réellement, et à quelle hauteur.

Sur un taxi, un vol ne se limite presque jamais au véhicule. Il emporte aussi ce qu'il y a dedans — et c'est là que les contrats divergent le plus.

Les équipements taxi : le poste oublié

Lumineux, taximètre, terminal de paiement, imprimante de reçus, support de téléphone, éventuels aménagements PMR. Cumulés, on dépasse fréquemment 3 000 €.

Trois régimes existent selon les contrats :

TraitementCe que ça donne au sinistre
Intégrés d'office à la valeur du véhiculeindemnisés, mais noyés dans la cote — souvent sous-évalués
Déclarés séparément avec leur valeurindemnisés au montant déclaré, c'est le bon régime
Non mentionnés au contratnon indemnisés, l'expert ne les retient pas

Le troisième cas est le plus fréquent, parce que personne n'en parle à la souscription. Faites la liste avec les factures, une fois, et faites-la porter au contrat.

La franchise vol se lit en euros, jamais en pourcentage

C'est la particularité locale. Sur les dossiers marseillais, la franchise vol est presque toujours exprimée en pourcentage de la valeur du véhicule, et le taux appliqué dépasse souvent celui pratiqué ailleurs.

Sur un véhicule de 18 000 € : 5 % font 900 €, 10 % font 1 800 €, 20 % font 3 600 €. Convertissez systématiquement avant de comparer deux propositions — deux devis au même prix peuvent laisser 2 000 € d'écart à votre charge.

Vérifiez aussi l'existence d'un plancher : « 10 % avec un minimum de 800 € » n'est pas la même chose que « 10 % ».

Les trois situations qui font tomber la garantie

Les clés à bord. Moteur tournant pendant une attente, véhicule laissé ouvert le temps d'aider un client à monter : l'exclusion s'applique, et c'est le geste le plus banal du métier.

L'antivol exigé mais non installé. Certaines compagnies conditionnent la garantie à un dispositif homologué. La garantie souscrite sans le dispositif ne joue pas, et la facture d'installation fait foi.

Le vol par ruse. Distraction organisée, faux client, complice : ces situations relèvent de clauses spécifiques, parfois exclues purement et simplement.

Le bris de glace, sollicité plus qu'on ne croit

Un taxi marseillais change de pare-brise nettement plus souvent qu'un particulier : chaussées dégradées, gravillons, stationnement en rue, effractions par les vitres latérales.

Trois points à contrôler : la réparation d'impact est-elle sans franchise (c'est le standard chez les bonnes compagnies), quelle est la franchise en cas de remplacement complet, et les vitres latérales, la lunette arrière et le toit sont-ils inclus ?

Sur un métier où cette garantie joue plus souvent que toutes les autres, ces trois réponses valent davantage que 50 € de prime annuelle.

Le vandalisme est une garantie distincte

Rayures, rétroviseurs arrachés, pneus crevés : selon les contrats, c'est couvert par la garantie dommages tous accidents — donc réservé aux formules tous risques —, par une garantie spécifique, ou pas du tout. Un dépôt de plainte est systématiquement exigé pour l'indemnisation.

Faire vérifier votre contrat

Relire ces clauses prend une quinzaine de minutes à quelqu'un qui en lit tous les jours. Chez Orizon Assurance, cabinet de courtage spécialisé taxi et VTC (ORIAS n° 13008451), cette relecture est gratuite et vous dit exactement ce qui resterait à votre charge, équipements compris.